Merci à Rémy et Coline du blog Petites Chasses au Trésor de nous avoir invité à participer à leur carnaval d’articles sur le thème « La Nature et les apprentissages » (leur article sur ce même thème est ici). Une belle occasion pour moi de vous parler de mon expérience d’enfant et de me demander ce qu’il en reste aujourd’hui.

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À partir de l’âge de 7 ans et demi jusqu’à mes 14 ans, j’ai passé un week-end par mois dans la nature. Par nature, je veux dire, d’abord, des arbres. Plein d’arbres. Une forêt si vous préférez. Je ne connais ni la mer ni la montagne. Mais j’ai expérimenté la forêt par tous les temps. Je me suis souvent demandé ce que ces moments ont apporté à l’adulte que je suis devenu. Quels apprentissages avais-je bien pu acquérir par ces bains de nature répétés ?

 

Pourquoi aller dans la nature ?

Jean-Jacques Rousseau disait : «  Il est nécessaire d’élever le jeune ou l’enfant (…) dans la nature, seule condition pour permettre l’épanouissement de ses potentiels. » Voilà une première réponse.

Quand j’ai souhaité commencer mes immersions, je ne le formulais pas exactement comme cela. La forêt me permettait de respirer d’une manière bien particulière. Il y avait d’abord cette odeur. Inimitable. Toujours un peu humide. Vivifiante (je découvrirais plus tard le rôle des ions négatifs à ce sujet). Surtout, il y avait de la place. Lorsqu’on a 8 ans, il ne nous faut guère plus qu’un petit bois pour embarquer dans un autre monde. Alors quand on se retrouve dans une forêt…

Évoluer dans ce milieu naturel m’a toujours semblé une évidence. Certes, je n’étais jamais seul. Mais il me semble qu’au fond de moi, je savais que venais de là. Comme si une part enfouie savait que les hommes sont nés dans la forêt. Car la forêt est comme une mère. Elle nous donne tout ce dont nous avons besoin : de quoi se nourrir, se vêtir, s’abriter et, ce n’est pas le moindre quand on est enfant, des arbres pour grimper.

Il faut être devenu adulte pour se poser cette question : pourquoi aller dans la nature ? Un enfant se demandera à la rigueur ce qu’il peut y faire. Ou avec qui y aller.

 

Apprendre sans apprendre

Pour moi le programme était simple : jouer et assurer les tâches de la vie quotidienne. En arrivant en début d’après-midi en pleine forêt, on est content (pour ne pas dire extrêmement rassuré) de savoir qu’une tente nous permettra d’être plutôt au chaud et sûrement au sec. J’apprends à enfoncer des sardines.

Manger n’est pas vraiment une option non plus. Il faut bien porter la vaisselle et les provisions. Et j’apprends à préparer un repas – avez-vous déjà goûté une tarte à l’ananas cuite au feu de bois ?

Les jeux consistaient souvent, outre à beaucoup courir (il faut bien mettre à profit tout cet espace), à faire avec les éléments naturels. Branches, brindilles, fougères, feuilles, pierres devenaient âtre, banc, cabine de douche ou matelas de fortune. On peut faire tant de chose lorsqu’on a appris à se servir d’un simple couteau !

Jouer en forêt permet d’apprendre intensément. Apprendre sans apprendre. Si je ramasse du bois pour faire un feu (ce que je ne saurai trop vous encourager à faire) ou une cabane, je vais apprendre. Telle branche est bien dure mais telle autre est légère et friable. Pourtant elles se ressemblent. J’apprends que le bois se décompose. C’est un fait. Au bout d’un certain temps, il a été mangé par des petites bêtes (les savants appellent ça des xylophages). J’ai même parfois pu les surprendre en pleine action sous une écorce pourrie, comme les larves de cétoines.

Si je commence un feu : le bois vert fait bien plus de fumée qu’un bois marron. La relation se fait naturellement : bois vert = plus compliqué à brûler = ressemble aux branches de l’arbre = encore de la sève = privilégier les branches sèches. Il y a tant à découvrir : les rampants, les volants, les creusants. Apprendre à observer et à écouter. Sentir qu’un orage approche. Reconnaître le chant de la chouette hulotte (passez une nuit en sa compagnie devrait suffire).

Tout cela rejoint très exactement cette déclaration d’Albert Einstein : « la connaissance vient de l’expérience. Tout le reste n’est que de l’information. » Que n’ai-je vécu des expériences qui m’ont rapproché de la connaissance en étant en forêt ! Que n’ai-je engrangé de l’information en étant à l’école !

 

Faire l’expérience de ce qui ne s’apprend pas

Si je me demande ce que j’ai appris en forêt, je répondrai : la plus belle chose qui soit. Dans cet espace sans limite (la nature n’a pas et n’aura jamais de frontières), tout est offert à tout le monde : le chant des oiseaux, un fruit dans l’arbre, un rayon de soleil. La nature ne demande rien en retour. Elle s’offre toujours et partout.

Et si je me demande comment je l’ai appris, je répondrai : de la plus belle des manières, c’est à dire… naturellement.

Cela m’amène à considérer que, quel que soit notre rapport à la nature, chaque pas pour apprendre d’elle est bénéfique. L’important est créer les conditions de la rencontre. D’autant plus qu’il est aujourd’hui possible de réaliser une chose extraordinaire : être quasiment coupé de la nature.

Pour bon nombre d’entre nous, il ne reste guère que l’air que nous respirons et le soleil qui nous éclaire pour nous sentir connecter. Encore faudrait-il que nous ayons conscience que nous sommes non pas dans la nature (c’est de moins en moins vrai) mais un de ses éléments. Marshall MacLuhan disait : « il n’y a pas de passagers sur le vaisseau Terre. Nous sommes tous des membres de l’équipage. »

Récemment, des arbres ont été coupés dans ma ville. En fait, tous les arbres d’un boulevard. Place au tramway. Ne restait que du gris. Béton et bitume. La nature, ce n’est pas les fôrets ou les montagnes, c’est tout ce qui vit. Et sur ce boulevard, il restait si peu de vie.

Récapitulons. Être allé régulièrement en forêt m’a connecté avec ce que l’on appelle la Nature. Par cette connexion, j’ai gagné une intimité avec ce qui est vivant (une forêt est bien vivante contrairement à un parking de supermarché) et développé la certitude que c’est par l’expérience qu’on accède à la connaissance.

J’estime que ça valait le coup.

 

Avec vous sur le chemin,

Pascal

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