Niveau : Facile

Coût : entre 0 et 5 €

Temps à y consacrer : de 30 mn à 1h30

Matériel nécessaire :
– 1 canne à pêche
– 1 trombonne
– du tissu rouge
– 1 épuisette
– 1 seau (transparent de préférence) 

 

Âge : à partir de 3 ans

 

 

 

On prépare l’activité

La matériel nécessaire est vraiment réduit et simple à se procurer. Notre canne à pêche est un morceau de bambou récupéré. Elle est montée avec du fil nylon et un trombone en guise d’hameçon. Notre appât est un morceau de tissu synthétique (après utilisation sur la photo ci-dessous). Bref, difficile de faire plus simple !

Pour nous, le but de ce moment était simple : voir les grenouilles et, si possible, en attraper une. La première sortie était la plus frustrante car nous n’avons fait que les entendre. Pas une tête qui dépassait de l’eau ! Pour la deuxième sortie, nous avons donc changer d’endroit. Bingo ! Le fait d’être sur une passerelle nous a permis de les observer à notre guise. Nous sommes ainsi restés environ 1 heure 30 (goûter compris) à les titiller gentiment avec nos cannes à pêche.

La pêche en pratique

Si nos grenouilles se sont montrées très coopératives pour l’observation, elles étaient nettement moins partantes pour se laisser attraper. Deux grenouilles ont ainsi sautées hors de l’épuisette pour rejoindre illico-presto la mare, sans passer par la case seau et observation. Mais c’était sans compter sur nos ruses de sioux !

D’abord, il s’agit d’observer et de comprendre leurs réactions.   

Les 3 types de grenouille 

Premier cas : la stoïque. Certaines grenouilles ne réagissent absolument pas à notre appât. Même en leur mettant sur la tête, elles ne bougent pas. Je me sis acharné sur certaines une bonne dizaine de fois à quelques minutes d’intervalle sans résultat. Solution : on passe à la suivante   

Deuxième cas : la froussarde. A l’inverse de la stoïque, elle déguerpie dès qu’on approche un peu le tissu rouge. Solution : trouvez la grenouille suivante !  

Troisième cas : la joueuse. Contrairement aux deux autres, elle va rapidement montrer qu’elle est partante. Elle saute pour avaler le tissu dès qu’elle le peut. Elle s’y reprendra peut-être à plusieurs fois avant de réussir mais l’expérience a montré qu’au-delà de 3 ou 4 fois, elle abandonne et se transforme en stoïque.

Nos 2 ruses de sioux

1 | Il faut remuer l’appât devant la grenouille à 10-15 cm puis l’immobiliser pour que la grenouille (une joueuse en l’occurence) l’attrape le plus facilement possible. 

2 | Nous étions tellement proche des grenouilles que j’ai eu l’envie d’attraper une stoïque directement à l’épuisette. Pour l’occuper, je lui ai mis l’appât devant les yeux et hop ! un geste rapide par derrière. 

La voici : notre première (et unique) prise. L’idée était de profiter du seau transparent pour l’observer sous tous les angles. Mais avec une eau pleine de sédiments et de végétations, on n’a pas vu grand chose…

… ah bah si, à bien y regarder, il y avait ce tétard qui se baladait tranquillement. Le hasard avait bien fait les choses ! La fois précédente, nous avions aussi pu observer des oeufs, tout entourés de leur gélatine transparente.

Intérêts éducatifs

Il y a de nombreux intérêts a mener ce genre d’activité. D’abord, cela permet de voir des animaux vivre dans leur milieu naturel. L’enfant peut voir de lui-même comment l’animal réagit en conditions réelles : de quoi les grenouilles ont-elles peur ? Qu’est-ce qui les attire ? Cela permet aussi de les voir plonger, sauter, coasser, etc.

Ensuite, ce genre d’activité nature invite au calme et à la patience. Voir une grenouille de près, ça se mérite ! Durant tout le temps de cette activité, ma fille et moi sommes restés à chuchoter. Cela n’arrive jamais habituellement sur une période aussi longue ! Les grenouilles se fondant souvent très bien dans la végétation, cela permet de développer le sens de l’observation. Et contrairement à un livre où tout est statique, la mare est en mouvement : les ombres se déplacent sur l’eau, du pollen vole un peu partout, etc. 

Lors de notre sortie, la saison des amours battait son plein (période avril-mai). Il a suffi d’attendre quelques instants que les grenouilles se soient habituées à notre présence pour assister aux premières loges à un véritable concert de coassements. Etant aux premières loges, il devient très facile d’observer les sacs vocaux.  

ASTUCEEssayez de prendre quelques photos. Cela permettra, en plus de faire des souvenirs, de scruter les détails et de poursuivre l’observation après le retour à la maison : points noirs sur le dos mais traits noirs sur les cuisses, différences de taille entre le mâle et la femelle, etc. 

 

En plus de l’observation, on peut aussi se focaliser sur l’écoute, ce qui n’est pas le cas avec les autres types de pêche (poisson, écrevisse, etc). On se rend ainsi compte que chaque grenouille produit à son propre chant : enchaînements longs et plutôt grave ici, saccadés et plus aigus ici. 

Pour terminer, aller à la pêche à la grenouille avec votre enfant permet de développer la collaboration avec votre enfant. Chacun prendra naturellement son rôle en fonction de ses compétences. Vous formez une équipe avec un but commun : trouver et essayer d’attraper des grenouilles. Dès 3 ans, un enfant peut chercher les grenouilles dans la mare et les observer. Si son âge le permet, il pourra utiliser sa canne à pêche et attraper lui-même une grenouille.

C’est, pour finir, une activité à même d’accroître la confiance de l’enfant en ses propres capacités.

Cherche et trouve

Pour vous entraîner à trouver des grenouilles en milieu naturel, voici deux photos en mode Cherche et trouve.

Niveau débutant : une grenouille est cachée ci-dessous.

Niveau supérieur : deux grenouilles, plus petites, sont cachées dans la végétation sur cette image.

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